Du paysage primitif

à l’instantané mathématique,

une cinétique apaisée.

Aussi loin que me permet ma mémoire, j’ai toujours été admiratif des manifesta- tions de la nature et en particulier des paysages et météos variés de mon enfance. Leurs visions fragmentaires ont été depuis comme un puzzle de curiosité, mais un puzzle sans début ni fin . Un oeil qui sur l’infiniment petit peut mener à l'infiniment grand et inversement. J’ai le souvenir de mon père qui n’ayant pas eu la chance d’avoir une éducation scolaire, aura finalement gardé une candeur face au phénomènes physiques qu’ils soient d’ordre macroscopique comme microscopique.Il m’aurait légué sans le savoir un désir de feu sacré. La nécessité de transmettre mon étonnement devant la vie.

Dans ma pratique plastique j’essaie d’établie un protocole de création rapide de manière à pouvoir le répéter facilement. Ce genre de protocole peut s’apparenter à une équation mathématique ou une propriété libre et bien-sûr non vérifiée. Le but n’étant ni de démontrer une vérité ou encore moins établir une théorie. Ce protocole aura pour but de purger mon esprit pour livrer une pratique quasi-instantanée. Par la vitesse d’exécution je cherche une certaine spontanéité. La cinétique deviendra par ailleurs un point important de ma recherche, elle en ressort inévitablement présente.

L’art cinétique mettant en scène la lumière à travers divers prismes de découpe géométrique afin de rendre un dynamisme, essence du mouvement. La géométrie est naturellement un axe que j’aborde, j’opte néanmoins pour des formes récurrentes dites simples, des « motifs absolus » comme le carré ou le cercle. Ce n’est après pas si absurde de vouloir concilier géométrie et paysage, aussi stricte qu’elle puisse paraître la géométrie n’en reste pas moins par étymologie « la mesure de la terre ».

Dans une récurrence le médium et le format choisi ont bien sur une importance cruciale. J’ai choisi la gravure pour la possibilité de réduire physiquement et de fondre plusieurs plans par l’écrasement de ses derniers ainsi que sa fonction première d’édition, en effet si je n’est pas pour vocation de reproduire mon travail, l’action connu d’impression manuelle m’offre un sentiment de sécurité, le processus est simple et suis une ligne de conduite rigoureuse dont je n’ai pas à me détacher puisque qu’elle me libère. Le format peuls quand à lui varier entre les « séries » mais garde de petites pro- portions, il est souvent composé dans un carré, rappelant une prise photographique à tirage instantanée. La matrice est en bois , un matériaux au propriété qui me convient , son travail est directe et propice a l’instinct, facilement taillé j’en fais ce que je veux , il se plie à mes fantaisies géométriques. Je n’en oublie cependant pas sa nature profonde et son dessin naturel fera souvent naître des traits de contrastes . Dans une obscurité infinie mon dessin est fait de lignes blanches, lumière créant espace et mouvement.

Je cherche un vide, un apaisement . Toute vie est faite de vibrations plus ou moins calme. On peut assimiler les mathématiques et ici plus particulièrement la géométrie comme un acte méditatif profond, où l’acte de recherche se suffit à lui même.

Nomenclature des tirages / Gravure sur Bois

L’ensemble des tirages sont effectués manuellement à la presse sur papier japonais de dimension 25,7 x 36,5 cm à la française.

Les images sont inscrit dans un carré de 10 x 10 cm à l’exception du tirage de

clôture de série inscrit dans un carré de 22 x 22 cm , elles sont sans titre.